Filia Deae.

Art officiel.

Il était une fois, dans une lointaine galaxie, une planète toute de bleu vêtu. Sur cette boule flottant paresseusement dans l’espace cohabitait trois peuplades. Chacune avait son Histoire, ses mœurs, son style de vie. Toutes, pourtant, partageaient une même caractéristique : les enfants naissaient filles. Face à ce léger problème, toutes trouvèrent un moyen de modifier légèrement la donne naturelle afin d’assurer la survie de la race.
Chacune de ses peuplades se forgea ainsi son monde, s’axant sur ce qui assurait leur reproduction. Chacune finit par lorgner chez le voisin, et chacune entra en guerre. Ce monde un peu triste, en conflit perpétuel, s’appelle Daikuuriku – Le rivage céleste -.
Ce monde, je vous propose de le découvrir. Enfourchez votre esprit, laissez le filer au gré des vents parcourant le ciel azuréen, sentez, respirez, riez.

Vivez.

Ce monde a été dépeint, sur une autre planète, durant une année que d’aucun nommèrent « BEST EVAR ». Année prolifique dans tout les sens du terme, année qui vit l’apparition de Suzumiya Haruhi No Yuutsu, Death Note, Fate/Stay Night, Ergo Proxy, Aria The Natural, Higurashi No Naku Koro Ni, NHK Ni Youkoso, Toki Wo Kakeru Shojo, Code Geass… Bref, même si vous ne connaissez pas tout ces noms, dites vous simplement que pour l’amateur éclairé, c’est du très très lourd.

Et au milieu de cette masse écrasante de tueries cosmiques, UN jour après Haruhi herself, Simoun fut largué. Comme ça, sans personne pour lui tenir la main. Tiens petite série inconnue, fais-toi manger par les gros blockbusters. Et pourtant, petite série inconnue est elle aussi un de ces « must have » du 21ème siècle. « Comment ?! » vous exclamerez vous à juste titre ; et c’est bien ce que nous allons voir.

Chor Mechanicum.

Par le pouvoir du Tempus Spatium ! Par Tôgarashi Hideyu.

La toute première apparition de Simoun a eu lieu dans le magazine  de prépublication japonais Comic Yurihime, qui, comme son nom l’indique, est un magazine orienté Yuri. A savoir, des histoires entre femmes. C’est le pendant féminin du Yaoï. On pourrait facilement les traduire tout deux par Lesbien et Gay, et  même si cela n’est pas forcément le cas il y a tendance a. Trois chapitres de quarante pages environ, plus quelques extra, afin en quelque sorte de préparer le terrain. Substantiellement, l’intérêt est douteux, compte tenu du faite que la rapide histoire proposée est en désaccord avec certains points sur l’anime. Mais baste, il ne s’agit que d’une sorte de prologue en format manga. La sortie s’étalera d’ailleurs sur un temps relativement long (Juillet 2006 à Février 2007) du faite que le magazine soit un trimestriel.

La diffusion de l’anime a donc commencée en 2006, le 4 avril pour être exact.

Le directeur est Junji Nishimura qui a entre autre réalisé  les séries Samurai Deeper Kyo, Kyo Kara Maoh, Ranma ½ ( !) ainsi que le récent True Tears au même poste. Au niveau des scripts, on retrouve des personnes relativement connues :

Akatsuki Yamatoya : ayant travaillé sur beaucoup de shonen, dont le célèbre Full Metal Alchemist.

Fukyoushi Oyamada : ayant déjà travaillé avec Junji Nishimura sur Samurai Deeper Kyo, mais n’ayant apparemment rien fait depuis.

Mari Okada : Aria The Natural, Sketchbooks, True Tears, Rozen Maiden, Kuroshitsuji, pour ne citer que celles là.

Au niveau des story-boards, la aussi nous avons droit à du beau monde :

Hideyo Yamamoto : Noir, The End of Evangelion, Eureka Seven, Higurashi « Kai ». Rien que ça.

Ryoji Fujiwara : LE TOUT PREMIER GUNDAM.

Takehiro Nakayama : un monsieur qui a beaucoup travaillé avec la Gainax en tant qu’animateur : Top wo Nerae !, Fushigi no Umi no Nadia, Otaku No Video. Il n’a donc pas eu beaucoup de story-board à réaliser (le fucking épisode 8, en faite).

Toshiyuki Kato : Get Backers et Rurouni Kenshi principalement, mais c’est déjà pas mal me direz vous. Il occupe aussi le poste de Directeur d’épisode sur un certain nombre d’entre eux.

Yumi Kamakura : Eureka Seven encore, mais aussi My-HiMe, Utawarerumono (a vos souhaits !).

L’excellente musique de la série est assurée par Toshihiko Sahashi, dont vous aurez notamment pu vous régaler les oreilles sur Full Metal Panic!, MSG Seed (y’en a plein qui l’ont vu, je le sais) ou Hunter X Hunter, et plein d’autres séries plus ou moins connues.

Le character design proprement aérien et laiteux de la série est quant à lui assuré par Asako Nishida, que vous aurez pu revoir depuis sur Mouryou No Hako ou Touka Gettan (que des séries barrées tiens).

Le directeur artistique est le grand Shichiro Kobayashi, Nodame Cantabile for goods, qui signe une fois encore de son talent remarquable pour les fonds aquarelles et pastel. Je vous renvoie à un listing de Anime News Network, il y en a bien trop pour tout citer. Et l’animation est dévolue à Asako Nishida (Eureka Seven, Fate/Stay Night, Mugen No Ryvius).

Et pour finir nous retombons encore une fois sur Fukyoushi Oyamada, qui s’occupe principalement de la construction de la série. Sa grande inexpérience du processus aura eu des conséquences notables, sur lesquelles nous reviendrons.

Voila, grosso modo, le chor de l’équipe qui a donné naissance à la série. Voyons maintenant l’âme dans ce chor.

Chor Vocalistum.

Aaeru pensive face à son destin. Par Yo2.

Simoun est une série proposant un nombre notable de personnages importants. Si le couple d’héroine est bien évidemment Aaeru/Neviril, il faut remarquer que pas moins d’une quinzaine de personnages sont perçus comme « principaux ». Cela se fait hélas au détriment des seconds couteaux, qui sont la plupart du temps stéréotypés avec une mentalité simple et facilement compréhensible. Ils restent heureusement plus développés que de simples backgrounds characters.

Pour Aaeru, nous avons donc droit à Michi Niino. Son style est un peu particulier, mais ceux de la série le sont tous au final. Un des plus gros reproches qui lui a été fait au niveau de sa voix est un coté « forcé ». Le personnage d’Aaeru est très énergique, et il est vrai que Michi se prend parfois un peut trop au jeu. D’un autre coté, il faut voir qu’elle n’a pas fait beaucoup de doublages d’animes dans sa vie. Son style grandira d’ailleurs au long de la série, en gardant toujours vivace cette joie à fleur de gorge.

Neviril est interprétée par Rieko Takahashi, surtout connu pour la voix de Miroku (en version jeune) dans Inuyasha. Une voix très adulte, pour un personnage qui ne manquera pas d’affirmer sa maturité et la force de son caractère.

Paraietta, la grande Paraietta, la mélancolique Paraietta, interprétée par Ami Koshimizu. On commence à taper dans le connu, vu qu’elle fait les voix, entre autres, de Kallen dans Code Geass, Anemone dans Eureka Seven et surtout Holo dans Spice and wolf. Elle a aussi participé à plusieurs génériques d’anime (My-Otome, Strike Witches, School Rumble) ainsi que dans divers jeux vidéos, avec en tête la voix d’Amagi Yukiko dans Shin Megami tensei : Persona 4.

La voix de la regrettée Amuria est celle d’Eri Kitamura, qui, comme dans Simoun, apparaît souvent dans peu d’épisodes d’une série : citons pêle-mêle Jigoku Shoujo Futakomori, Maria-Sama Ga miteru, You’re Under Arrest. A son actif, on compte aussi des génériques et jv, pour notre plus grand plaisir.

Yun, à la destinée si spécial, est brillamment assurée par Kaori Nazuka, qui non contente d’être dans des séries comme Code Geass  (Nunnaly) ou prochainement FMA : Brotherhood (Maria Ross), est tout simplement la divine Eureka de la série éponyme. J’avais prévenu qu’il y avait du lourd (Non ? Ah bon).

La mignonne (qui doit repousser les hordes de pedololimoe) Rimone a la voix de Mamiko Noto. Une personne ayant joué dans un nombre impressionnant de série et ayant une facilité déconcertante à changer de voix, ce qui la rend délicate à reconnaître. Pour info elle est Moto Tonomura dans Boogiepop Phantom, et il aura fallu que j’aie le listing de la série sous les yeux pour le remarquer.

Alti, la première des deux jumelles (pourquoi première si c’est des jumelles ?), c’est l’incommensurable, j’exagère à peine,  Megumi  Toyoguchi. Outre de nombreux jv (Stella Deus, Kingdom hearts, Star Ocean 1 et 4 (Meracle Chamlotte pour ceux qui se demandent), Persona 3 (Yuka-tan !), elle a eu l’honneur d’incarner Revy de Black Lagoon, Kirino Chiba dans le récent et sympathique Bamboo Blade, Meg de Bakuretsu Tenshi, Sophia dans Claymore, Klan Klan de Macross Frontier et surtout, surtout, Winly dans Full Metal Alchemist. Ayant une préférence pour les rôles très sérieux, ou fortement comique tout dépend du point de vue, sa voix est un atout de taille dans ce genre de situation.

Et pour aller avec elle, Kaimu est joué par… Michiko Hosokoshi ! Vous ne connaissez pas ? Moi non plus ! Apparemment, elle n’a quasiment jamais doublé.

Floe à elle aussi droit à une grande inconnue : Michiru Aizawa. Avec sa voix de crécelle, cela pourrait se comprendre. Ceci dit, elle colle à merveille au personnage.

Rodoreamon, la petite aristocrate, a hérité de Mikako Takahashi, qui serait aussi une inconnue si elle n’avait pas fait Kurono harlaown de Mahou Shoujo Lyrical Nanoha ! Rien que pour ça elle mérite un respect total, TOTAL JE VOUS DIT.

Morinas a elle aussi droit à du lourd de chez lourd puisque sa voix est interprétée par Nana Mizuki que vous avez tous entendus. Si si. Rin Ogata dans Rideback, c’est elle ! Wrath dans Full Metal Alchemist, c’est elle aussi ! Tsugumi Shibata, mignonne Tsugumi, dans Jigoku Shoujo, c’est encore elle ! Riful de claymore, hum ? Et en grand final des références : FATE TESTAROSSA. LA Fate Testarossa. Sa voix est aussi très changeante d’un anime à l’autre, mais elle conserve généralement des personnages matures et sérieux.

Tragique Mamina, jouée par Rika Morinaga. Elle n’a pas eu de rôles spécialement significatifs, mais elle est aussi très jeune dans la profession.

Dominura. Yukana Nogami. Tessa, tessa, tessa, tessa, tessa, tessa, tessa. Le plus drôle étant que la plupart de ses grands rôles portent souvent sur des voix très très très féminines, dans le genre exagérés en plein, alors que pour Dominura elle a du sortir le grand jeu de la dominatrice en bas résille. Un contre emploi qui lui réussit pourtant à merveille.

Il y en a évidemment encore plein d’autres (Waporif, Guragief…), mais nous avons ici toutes les voix du Chor Tempest. Ce qu’on peut rapidement apercevoir, c’est que les personnages sérieux sont tous assurés par des seiyuu connues et reconnues, que cela soit dans ce type de voix ou non, alors que les filles énergiques du Chor sont réalisées par des personnes peu ou pas connues. Un choix fait en connaissance de cause apparemment. Peut être que les seiyuu énergiques sont trop connues du grand public, ou trop chères pour les producteurs de la série (qui a dit Rie Kugimiya ?). Enfin, j’aurais bien vu Yuka Imai dans le role d’Aaeru, mais c’est le fanboy qui parle.

L’autre point à souligner est la qualité impressionnante du doublage. En passant outre nos sympathiques Sibylla, la plupart des habitants du monde de Simoun ont des voix très surprenantes, étant donné qu’ils naissent tous femme. Ceux qui décident de devenir des hommes se retrouvent affublés de voix qui mixent une mue adolescente à une maturité d’un quarantenaire bien tassé. Bluffant, et très dérangeant en première écoute.

Chor Harmonicum.

Le crou au complet. Par Saipaco.

Toshihiko Sahashi a créé une œuvre musicale remarquable avec Simoun. Globalement, on pourrait l’aborder sous trois genres :

- Les inévitables musiques d’ambiance, aux styles aussi divers que variés. La petite mélodie de la boite à vent d’Aaeru, la musique des villes, ou sur les vaisseaux. La plus réussit étant sans conteste celle de la Source, une guitare profonde doté d’une réverbération monstrueuse qui sied parfaitement au mysticisme de l’endroit. C’est bien simple, ce seul morceau enterre allègrement la composition pourtant magnifique d’Haibane Renmei. Quand les personnages posent le pied à la Source, le spectateur sait directement qu’il est « ailleurs », en un autre lieu, un autre temps.

- Les musiques dites « classiques », formant l’habillage général de la série. La plupart du temps utilisés pour les scènes de combats ou aériennes, leur style est très envolé et offre une grande variation sur des thèmes communs. A titre d’exemple, les quatre morceaux principaux sont sous titrés Ichi, Ni, San et Shi (un, deux, trois et quatre en français) pour une bonne raison.

- Pour finir, les trois morceaux propres à l’anime, rarement entendus dans ce genre de productions vu qu’il s’agit tout bonnement de Tango. Utilisés à des moments clés de la série, ils offrent un cachet très particulier à ces scènes. L’histoire tournant globalement autour des paires de Sybilla, et le Tango étant une danse à paire, on comprend rapidement le lien fait. Tout simplement une idée de génie.

La bande son est très bonne et plutôt recherchée, collant à merveille aux passages. Elle a pourtant une grande qualité, qui est aussi son plus grand défaut. En visionnant la série en première approche, l’on pourrait à juste titre faire la remarque que la musique est très répétitive. Ce qui en sois est juste, mais pour des raisons particulières, qui ne prennent leur sens que lorsque l’on fait une écoute attentive des morceaux. En effet, la plupart sont très courts (2 minutes de moyenne), et les morceaux classiques, qui représentent 60-70% de la musique, sont des variations sur des thèmes similaires. D’où l’impression de répétitivité lorsque l’on se laisse simplement bercer par l’histoire.

Les morceaux choisis pour les génériques d’ouverture et de fin d’épisodes sont sympathiques, mettant bien dans l’ambiance planante. Après, cela reste de la soupe j-popesque avec des paroles mièvres à souhait, mais qui remplissent leur office, et c’est tout ce qu’on leur demande.

Chor Decoratum.

Un peu de Yaoi pour toi madame qui lit. Art officiel.

Les décors sont réalisés de mains de maitre par Shichiro Kobayashi et son équipe, et donnent un ton si particulier à la série. En effet, nous avons la aussi trois genre qui se mêlent. Les backgrounds pastel au rendu si merveilleux, les personnages en deux dimensions, et les diverse machines en trois dimensions toutes incrustées.

On pourrait craindre le pire au niveau de la cohérence général, mais en faite non. Les éléments qui sont le moins cohérents sont en faite les personnages (et encore, à certains rares moments). La 3D, bien que lisse à mort, renforce le coté aérien de la série. L’incrustation est réussie, elle ne fait pas trop brillante ou plastique. L’équipe de conception 3D c’est surpassée pour offrir au spectateur des ballets aériens de qualités, qui renvoient sans sourciller du Gonzo au fond de la poubelle.

La dégaine des personnages est aussi un  peu particulière. La première chose qui frappe, ce sont les yeux. Véritables soucoupes de lait, avec des pupilles très étranges, très liquides. Ensuite vient la bouche, qui est généralement plus grande et plus « réaliste » que dans nombre d’animes. Puis les nez, tous avec des formes propres, mais toujours dessinés en arrondis quant on voit les personnages de profils. A vrai dire, tout ceci fait partie de la volonté des auteurs de proposer quelque chose de sérieux, de l’animation certes, mais clairement pour les adultes. Le nombre de fois ou, lorsque les personnages se crêpent un peu le chignon, ils n’ont pas cédé à la facilité de faire du SD de ses morts ou autres réalisations de ce type. Même les cris divers et variés des personnages sont poussés avec des mâchoires « réalistes », et pas des ouvertures de trois mètres de hauts.

Et donc, tout cela évolue dans des décors qui transpirent l’artisanat, réalisés en un mix fabuleux d’aquarelle et de pastel. Il faut voir la ville principale de la Théocratie pour s’en rendre compte, ou les divers plans de la Source, transpirant le génie furieux. Le seul point noir au niveau de cette technique est de proposer la plupart du temps des décors statiques (mis a par les mouvements de mer, lac, rivières, fabuleuse impression de voir un tableau s’animer), principalement au niveau des nuages. Dans l’absolu, cela ne gène en rien vu que les combats sont suffisamment bien menés pour ne pas se retrouver à poireauter sur les nuages, mais à la longue le spectateur consciencieux ne pourra s’empêcher de remarquer que les cieux sont toujours un peu les mêmes.

Simoun est donc un flatte pupille absolu, qui saura happer les gens rien que par cette seule qualité.

Chor Philosophum.

Le crou alternatif. Par Chiwa.

Après avoir longuement parlé du packaging de la série, venons-en au faite : de quoi parle Simoun ?

Bizarrement, le premier point abordé sera celui du rapport humain. Tout d’abord d’un point de vue personnel par les relations entre membres des paires ; même si, là encore, des choix seront fait, on peut dire que chacune à son screentime et le temps de se développer. Certaines atteignant des sommets dans leurs genres (Dominura et Rimone par exemple), et toutes explorent des facettes, parfois très crues, de l’esprit humain. Il faut voir le passé des deux jumelles exposé durant un flashback énorme de 15 secondes (et encore) prendre une ampleur plus qu’intéressante. Le spectateur se prêtant rapidement au jeu de découvrir tout ces petits points, manies, tic de nos jolies demoiselles et ce que cela produit dans leurs relations.

D’un point de vue plus global, les relations mêmes au sein du Chor sont aussi très mises en avant, brossant un portrait complet d’une micro-société, avec ses doutes et envies, sa volonté de survivre dans un monde cherchant de plus en plus à la faire disparaitre. L’accent est mis sur les rapports de force, la complicité féminine, et au final le diptyque Amour/Haine, véritable flambeau de la série.

Finalement, les rapports existant entre les trois peuplades de Daikuuriku, la guerre globale, la découverte de l’étranger, très bien amenée par un point de vue totalement subjectif et assumé. Nos prêtresses guerrières prennent conscience de la réalité des choses au long de la série, rejetant les dogmes établit par le « monde adulte », découvrant que l’ennemi est lui aussi un humain et pas juste un obstacle à abattre. C’est peut être idiot à pointer mais on voit ça rarement, surtout d’une telle manière.

Un autre grand point reste le thème, déjà vu certes, du passage à l’âge adulte, si chère à nos amis orientaux. Reposant sur le choix de chacun de passer à la source, de murir de manière métaphorique. Ici, pas d’entourloupes possibles, et si le doute est autorisé, la décision sera prise quand même et elle peut être très douloureuse (voir le personnage d’Erii). La fin de la série, ramenant à une relecture de Peter Pan, est à ce titre emprunt d’une fraicheur et d’une émotion palpable, transcendant l’apparente naïveté des choix finaux.

Pêle-mêle pour terminer, citons des critiques de la société, de la religion, du rapport à l’étranger, de l’éducation, du mode de vie. En clair, ca brasse large, très large. Les épisodes sont fatalement inégaux dans cette mise en place, mais d’habiles pirouettes d’Oyamada et son équipe permettent de se rattraper. A dire vrai, les choix sont souvent couillu, pour parler familièrement, et c’est en cela que son « inexpérience » aide, en proposant des raccourcis et points de scénarios qu’on ne voit quasiment jamais. Un pari risqué, mais qui s’avère payant au final, tant tout semble imperceptiblement juste dans son traitement.

Finalement.

Celle la, je ne pouvais pas la changer. Art officiel.

Pour le mot de la fin, je ne peux que vous encourager vivement à découvrir cette série. Dotée d’un enrobage succulent et de délicieuses et épaisses couches de garnitures, Simoun ne laissera pas indifférent et trouvera sa petite place dans votre cœur voguant au grès des nuages.

PS : le lien pour le lulz, légèrement spoilant, sinon ce ne serait pas un vrai article du Bixte en Ciel.

L’article en lui même en est fort peu pourvu, la faute à 6 mois de réalisation entrecoupée de pleins de choses. J’pense pas refaire ça un jour.

PPS du transfuge : Il ne faut jamais dire jamais…

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